Cheminement et escales

Peindre pour oublier ma pensée de la mort. Pour me distraire de cette pensée.
Me distraire dans le sens profond du terme je veux dire.
Je ne sais jamais ce que deviendra chaque peinture, du commencement au moment où je m’arrête.
Parfois certaines d’entre elles ne s’arrêtent pas. Elles sont seulement en sommeil. Quel mystère pour moi.
Je ne sais pas et j’avance en essayant de résoudre des énigmes picturales que je crée. Comme un casse tête intérieur qui se déploie sous mes mains étonnées. Dans mes mains des pensées.Dans ma tête des ombres, des soleils, des formes, des chemins et des mains qui cherchent.
Je cherche.
Après un silence rempli de vide régénérant, les éléments peuvent enfin circuler.
C’est un autre début. Comme chaque fois. Comme chaque jour chaque seconde. Un début sans fin,
pour l’instant.
Chercher me fait du bien. Un bien qui ne s’imagine pas. Je croyais au vide vide. Et dans ce vide j’ai trouvé un écho.
Je peins par amour.
C’est étrange. Quelle chance. Quelle chance aussi d’avoir eu cette envie, enfant, de gribouiller et dessiner. De faire. Ce besoin. Ça fait vivre, en mieux.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s